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le lundi 30 novembre 2009
Une voiture garée sur un passage pour piéton et Bruno Lemaitre est bloqué.
DANS la résidence des Myosotis à Laon, Bruno Lemaitre est connu pour faire partie de ceux qui se déplacent le plus dans la ville. Handicapée de naissance, cet homme effectue tous ses déplacements
à l'aide de son fauteuil.
Mais circuler en ville relève parfois du parcours du combattant. Un trottoir abîmé avec des trous en formation, un poteau en plein milieu d'un trottoir étroit… Il suffit parfois de « pas
grand-chose » aux yeux d'une personne valide pour qu'une personne atteinte d'un handicap moteur ait toutes les peines du monde à atteindre son but.
Les trottoirs
Pour Bruno Lemaitre, dès sa sortie de la résidence, située sur l'avenue Charles-de-Gaulle, la galère peut commencer. « Les trottoirs, c'est parfois très difficile. Il suffit qu'il soit un
tout petit peu trop haut pour que ça ne passe pas. » Et si un bateau est mis en place pour faciliter ce passage de la chaussée au trottoir, encore faut-il pouvoir l'utiliser. Une voiture garée
sur le passage pour piétons et Bruno Lemaitre ne peut pas passer.
Et si le passage pour piétons est libre, il ne doit parfois pas s'attarder : « Certains, avec feu tricolore, sont très rapides. J'ai à peine le temps de passer que le feu redevient déjà vert pour
les automobilistes. »
En ville haute, cet homme a conscience que la topographie des lieux fait partie de l'histoire de la ville mais la cité médiévale comporte bon nombre d'inconvénients pour lui. Il y a quelques
jours, il est justement monté en ville pour rendre visite à une personne hospitalisée : « Sur les trottoirs, ce n'est pas possible, c'est beaucoup trop étroit alors je remonte la rue Saint-Jean
en sens inverse. » À bord de son fauteuil électrique, Bruno Lemaitre a conscience que la pratique est dangereuse, « mais je n'ai pas le choix ».
Transports
Dans le domaine des transports, le quadragénaire avoue n'avoir jamais testé les bus, « c'est mission impossible pour monter ». il a toutefois appris qu'une ligne a récemment été adaptée (lire par
ailleurs) : « Je vais la tester pour voir comment ça se passe. »
Pour le Poma, c'est parfois galère. « Il y a une rame qui n'est pas toujours à niveau, un petit décalage et les roues buttent. On a alors des difficultés pour avancer, je dois demander à
quelqu'un de m'aider. »
Dans les gares du poma, si les composteurs appelés « valideurs » ont été abaissés, dommage qu'il n'en soit pas de même pour les distributeurs permettant d'acheter le précieux ticket. À la
direction des TUL, on assure qu'un réaménagement est à l'étude. En attendant, ce Laonnois a trouvé une solution : « Je prends mon pass à l'année. »
Quant au train, Bruno Lemaitre garde un mauvais souvenir d'un voyage : « Je suis parti de Laon vers Paris et au transfert à Paris, on m'a mis dans un mauvais train, je me suis retrouvé sur une
voie de garage. Si je n'avais pas eu le portable, j'y serai peut-être resté tout le week-end ».
Aurélie Marcotte
Je suis donc entièrement d'accord avec ce témoignage :-)
Cela peut paraître à (sourire) ... Non seulement c'est ridicule et tristement provocateur Jeudi sera remise à Laon la « Victoire » départementale de l'accessibilité
L'Udapei regroupe des associations (Apei) basées à Soissons, Saint-Quentin, Laon, Château-Thierry et Coyolles.
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