Laon Tags à la station Poma / Deux jeunes interpellés
Le jeu des tagueurs, c'est de trouver des supports toujours plus insolites ou inaccessibles.
C'est sans doute ce que se sont dit deux jeunes laonnois dans la soirée du dimanche 31 août, vers 22 heures. Ils ont ainsi entrepris d'escalader un muret au niveau de la station Poma du quartier
de Vaux, de la ville préfecture. Le duo a été remarqué cependant et la police a été aussitôt alertée. Les fonctionnaires se sont rendus sur les lieux où ils ont interpellé les suspects, âgés de
16 ans, en train de taguer. Ils sont convoqués devant le juge pour enfants pour dégradations d'un bien d'utilité publique.
Y.L.B.
Du tramway au Poma
Le Poma a été installé sur les traces de son prédécesseur, le tramway à crémaillère, mis en service en juillet 1899 pour relier la gare à la place de l'Hôtel-de- Ville. La côte est rude et à
l'époque, le temps de montée était de 9 minutes.
La ville avait déjà consenti d'importants efforts financiers pour l'établissement de cette ligne et notamment dans la construction des ouvrages d'art.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le manque de moyens de locomotion obligeait les militaires et les habitants à emprunter le tramway. Bondé, il roulait au ralenti. Les surcharges faisaient
sauter le disjoncteur dans la montée et le tramway a souvent dû redescendre pour reprendre de l'élan.
Son exploitation a été suspendue en 1971 pour des raisons de sécurité bien qu'aucun accident ne se soit produit en 72 ans de service.
Dans les années 70, la municipalité s'intéresse à un nouveau projet, Poma 2000. La société grenobloise Pomagalski, spécialiste des remontées mécaniques, souhaite expérimenter un nouveau système.
Les particularités du site de Laon l'intéressent.
Le projet est déclaré d'utilité publique en 81. Il sera réalisé grâce à une aide considérable de l'Etat qui va le financer à hauteur de 82 % en raison du caractère novateur et promotionnel de
l'opération. La mise en service de Poma a eu lieu le 4 février 1989.
M.-C.L.
mini-métro très visité
Huit cents personnes visitent Poma chaque année avec l'office de tourisme. Ce qui en fait le site industriel laonnois le plus attractif. Les visiteurs découvrent ainsi que Poma, ce n'est pas
seulement trois cabines se croisant toute la journée sur une voie de 1, 5 kilomètre accusant une pente de 13 %.
Sous la station gare se trouvent deux niveaux où s'effectue la maintenance des cabines. Plusieurs fois dans l'année, les véhicules sont entièrement démontés. Parmi les pièces particulièrement
observées, les mâchoires qui enserrent le câble de traction. Et qui permettent d'en changer à chaque passage par la station de Vaux.
En descendant encore, on peut accéder à la machinerie et aux locaux techniques, très impressionnants. Conscients de l'intérêt du public pour le mini-métro, les responsables des Tul ont réalisé un
film qui retrace l'historique du Poma et permet de découvrir aussi le poste de commande et de sécurité qui se trouve au-dessus de la station Gare. Un local dans lequel deux équipes se relaient
pour surveiller le dispositif automatisé.
Plus d'une heure de contrôles est nécessaire le matin avant l'ouverture au public à 7 heures. Il faut être certain que rien ne traîne sur les voies avant de mettre en route.
C'est de ce local aussi qu'il est possible de répondre aux usagers qui utilisent éventuellement les bornes d'appel. C'est de là encore que les stations sont surveillées grâce à onze caméras. Les
passagers doivent aussi faire attention à leurs conversations car il est possible d'écouter ce qui se passe dans les véhicules et d'entrer en communication avec les passagers. De plus, un système
infrarouge permet de contrôler que personne ne s'approche trop près des voies. Dans ce cas, une alarme se déclenche.
[size=16px]http://www.tul-laon.net/societe.php[a=http://www.tul-laon.net/societe.php][/size]
Du nouveau aux Tul pour la rentrée
Pour rejoindre la cité médiévale en empruntant les transports en commun, il n'y a guère d'autre moyen que le Poma. Partant de ce constat, la nouvelle équipe des Transports urbains laonnois (Tul)
va mettre en place une nouvelle ligne de bus qui sera opérationnelle à partir du 29 août prochain : la ligne 5.
Elle reliera « Moulin Roux » au lycée Claudel, en passant par Champagne, Ile-de-France, Semilly et Foch.
« C'est en fait une connexion que nous établissons avec la partie ouest de la cité médiévale » se satisfait Sophie Rousset, directrice des Tul.
Une ligne qui facilitera aussi les déplacements des élèves des classes à horaires aménagées musique (Cham) du collège Le Nain. Ils pourront se rendre plus facilement au conservatoire de musique,
desservi par l'arrêt Foch. Autre nouveauté de la rentrée, les lignes 3 et 4 n'en font plus qu'une, qui s'appellera tout simplement la ligne 3/4. Elle desservira une fois sur deux Semilly et
Ardon. L'offre sera réduite puisqu'elle correspondra à celle d'été, les passages seront néanmoins réguliers.
[size=16px]Les bonnes adresses pour se loger à Laon [/size]
Plusieurs organismes peuvent vous aider dans votre quête d'appartement. Parmi lesquels :
OPAC de l'Aisne et OPAC de Laon (OPAL) : 1, place Jacques de Troyes. Tél : 03.23.23.62.10.
Agence Champagne- Moulin Roux 10, bis rue Blaise-Pascal. Tél : 03.23.27.35.90.
Agence Ile-de-France 5, place des Maraîchers. Tél : 03.23.20.76.30.
Agence Montreuil 2, bis rue Nestor-Gréhant. Tél : 03.23.27.14.90.
La maison du CIL 3, bis Boulevard de Lyon. Tél : 03.23.27.75.75.
Logivam 52, avenue de Paris 02200 Soissons. Tél : 03.23.53.88.00.
SARNE 15, rue Houdon 02700 Quessy. Tél : 03.23.57.55.31.
Complexe social de la gare (pour les moins de 25 ans), à 300 mètres de la gare de Clacy, lieu-dit le Bois Charron. Tél : 03.23.23.06.81.
Association laonnoise pour le logement et le suivi social de personnes en grande difficulté 18, rue du 13 0ctobre 1918. Tél : 03.23.26.07.65.
Pension de famille (Mme Lambert) 15, rue de Signier. Tél : 03.23.20.27.95
Hôtel de la Paix (location au mois) 52, rue Saint-Jean. Tél : 03.23.79.06.34.
SCI Saint-Martin : Tél : 06.20.83.72.34.
Enfin, sachez qu'il existe 10 agences immobilières et 4 notaires exerçant dans la ville.
Certification : nouveau départ pour les transports urbains
Les transports urbains laonnois viennent de décrocher la certification « NF Services ». Un gage de qualité qui sanctionne plusieurs années d'efforts à mettre à l'actif des salariés de
l'entreprise.
La directrice des TUL, Sophie Rousset rend hommage au travail réalisé par son responsable «qualité», Christian Tison.
CELA pourrait signifier « Nouvelle Force », mais pour Sophie Rousset, la directrice générale des Transports Urbains Laonnois (Laon mobilité), cette norme « NF service » est avant tout le résultat
de plusieurs mois, voire de plusieurs années d'efforts, grâce, notamment, à l'implication du responsable «qualité» de l'entreprise, Christian Tison.
Cela faisait plus de cinq ans que les TUL visaient cette certification, gage d'un travail bien fait.
« Contrairement aux normes ISO, dont on entend souvent parler et qui permettent de juger les méthodes de fabrication d'une unité de production, chez nous, ces deux lettres sanctionnent, entre
autres, le comportement de nos services dans le domaine de l'accueil de la clientèle », précise la directrice.
En clair, la société part du principe que l'usager est roi et que tout doit être mis en uvre pour lui donner satisfaction. Un pari au quotidien, qui nécessite organisation et motivation dans les
rangs des salariés.
« Aujourd'hui, nous sommes donc titulaires de cette marque pour toutes nos lignes régulières mais aussi pour la navette automatique (POMA) », souligne encore Sophie Rousset. Et, selon elle, c'est
à ce niveau que réside la grande satisfaction des TUL :
« Généralement, les sociétés comme la nôtre se « contentent » de faire certifier une ou deux lignes au maximum, alors que nous, nous avons fait le choix de soumettre l'ensemble de nos activités
».
Contrôles réguliers
A la question : qu'est-ce que ce sigle « NF » va changer concrètement dans le quotidien des Transports urbains laonnois, Sophie Rousset laisse entendre que cela se traduira, avant tout, par un
cap à tenir dans le domaine de la qualité. Car, à l'instar des guides gastronomiques, les étoiles s'attribuent, mais elles peuvent aussi se reprendre.
« En tant que titulaires de cette marque, nous nous engageons donc auprès de nos clients et partenaires sur le confort, l'accueil, la disponibilité des équipements, l'information, la propreté, la
ponctualité et la sécurité », précise-t-elle. Rien que ça.
Et pour vérifier que les TUL ne connaissent aucun fléchissement, la société AFNOR Certification, qui attribue ce « NF Services » tant convoité, pourra effectuer quelques visites impromptues afin
de jouer les usagers perdus, tester la réactivité des agents et déceler la moindre anomalie.
« Jusqu'à maintenant, lorsque ces « clients mystères » interviennent dans nos bus ou auprès de nos services pour juger de leur professionnalisme, les résultats qui en ressortent sont positifs et
encourageants », note Sophie Rousset.
Il n'y a donc aucune raison pour que les TUL perdent cette précieuse marque dans les mois à venir. Et ce, même si le challenge est encore appelé à se corser avec la mise en service, à la fin du
mois, d'une cinquième ligne qui reliera le sud de la ville (quartiers Champagne, Moulin-Roux, île de France, Foch) à la cité médiévale. Ligne qui, la directrice en est persuadée, répondra aux
attentes de nombreux usagers.
05/09/05
Les Tul en quelques chiffres
L'offre : les lignes de bus parcourent près de 600,000 km par an et 140,000 km pour le Poma. En période scolaire, la ligne 1 parcoure 450 km/jour ; la ligne 2 : 450 km/jour ; la ligne3/4 : 270
km/jour ; la ligne 5 : 480 km/jour ; la navette de la cité médiévale : 250 km/jour et le POMA : 470 km/jour.
Cette offre est complétée par plus de 200 km/jour réalisés sur les services dédiés aux scolaires.
La fréquentation : 1 500 000Êvoyages sont effectués chaque année sur le réseau des TUL, soit près de 800 000 déplacements. L'objectif du nouveau réseau, mis en place le 29 août, est d'augmenter
de plusieurs points cette fréquentation.
Selon Sophie Rousset, « les effets de ces différents aménagements se feront sentir en fin d'année 2005, mais surtout en 2006. En effet, il faut un an pour qu'une nouvelle ligne trouve sa
clientèle. ».
Les recettes : les recettes s'élèvent, pour une année civile, à un peu plus de 800 000Êeuros, dont 75 % résultent de la billetterie et 25 % d'opérations spéciales (transports ponctuels de
scolaires, etc.).
Les tarifs : Cette année encore, aucune augmentation de tarif ne s'appliquera. Il en coûtera toujours un euro par trajet.
Le parc : pour exploiter le réseau TUL, le SITUL met à la disposition de l'entreprise quatre voitures POMA et dix-sept bus. Un nouveau bus vient d'ailleurs d'être livré et il remplacera
prochainement celui qui effectue la navette de la Cité Médiévale.
N.F.
Transports urbains : la nouvelle ligne reçue 5 sur 5
La nouvelle ligne 5 des Transports urbains laonnois sera inaugurée aujourd'hui. Les usagers pourront la découvrir gratuitement jusqu'à ce soir. Depuis sa mise en service, la semaine dernière, la
satisfaction est perceptible.
Depuis sa mise en service, la semaine dernière, la ligne 5 a déjà séduit les usagers.
C'EST la loi des chiffres. La cinquième ligne des transports urbains Laonnois sera inaugurée ce lundi 5 septembre 2005.
Un petit événement dans la vie locale, mais une véritable révolution dans l'organisation des Tul. DÔun coup d'un seul, les habitants de la Montagne couronnée auront la possibilité de
rallier les quartiers sud de la ville (Champagne et Moulin-Roux) à la cité médiévale sans avoir à multiplier les correspondances.
Pour se rendre compte du bien-fondé de ce nouveau tracé, les usagers pourront l'utiliser gratuitement, ce lundi, en présentant le coupon qu'ils ont dû trouver dans leur boîte aux lettres
récemment.
« Une opération de mailing a en effet été menée et nous avons essayé de toucher le maximum de personnes susceptibles d'être intéressées par cette ligne. Mais quoi qu'il en soit, les chauffeurs
auront pour consigne d'accepter le maximum de monde. D'ailleurs, nos premiers clients seront reçus avec un croissant et le journal l'union (de même qu'un café pour les utilisateurs du Poma). »,
indiquait Sophie Rousset, la directrice générale de la société, ce vendredi, lors d'une conférence de presse.
Poma
Ladite ligne 5 complètera donc le réseau actuel. Elle desservira les quartiers Moulin-Roux et Champagne, la Zac île de France, la zone commerciale de Romanette, le quartier Foch et son
conservatoire, le centre hospitalier puis le lycée Paul-Claudel.
Dans la foulée, les lignes 3 et 4, qui avaient l'essentiel de leur parcours en commun (ce qui n'était pas toujours compréhensible.) ont également été réaménagées.
« La fréquence a été revue à la baisse, mais les passages demeurent réguliers », note Sophie Rousset.
Des initiatives qui ne remettront pas en cause la légitimité du Poma puisque cette navette automatique restera le moyen le plus simple de relier le bas de la ville au plateau.
Une navette qui, rappelons-le, a fait l'objet d'une inspection minutieuse cet été afin d'en garantir la sécurité.
Certification
C'est donc une rentrée sur les chapeaux de roues pour les Tul, sachant que, récemment, l'entreprise s'est vu décerner la certification « NF-services transports urbains » pour l'ensemble de ses
lignes régulières.
« Cette marque de qualité nous a été délivrée par un organisme indépendant (Afnor certification) après une enquête rigoureuse auprès de nos services », précise Sophie Rousset. « Evidemment, cette
marque constitue un engagement dans la durée et tous nos collaborateurs devront se mobiliser afin de maintenir les engagements de performance ».
Nadine, chauffeur : « On en est à la phase découverte. »
Pour Nadine Immery;: « Les usagers ont déjà adopté cette nouvelle ligne.;».
Pas question de déranger Nadine Immery lorsqu'elle conduit, c'est la règle. Mais, entre deux rotations, c'est avec un plaisir évident qu'elle nous parle de son métier et de la toute
nouvelle ligne 5.
l'union : Comment réagissent les usagers depuis la mise en service de cette nouvelle ligne ?
Nadine Immery : C'est la satisfaction qui domine. Certains la prennent par curiosité ou pour s'informer sur les horaires ainsi que sur les lieux d'arrêts. Une chose est sûre : les réactions sont
très positives.
l'union : A combien évaluez-vous le gain de temps pour les personnes désirant se rendre du quartier Champagne à Moulin-Roux ?
N.I. : Ce n'est pas vraiment quantifiable puisqu'auparavant, elles devaient effectuer plusieurs changements. Le parcours se faisait en bus, mais aussi à l'aide du Poma et de la navette.
Aujourd'hui, le trait d'union entre la ville basse et le plateau se fait en une vingtaine de minutes.
l'u : Que pensez-vous de la clientèle laonnoise ?
N.I. : Dès que j'ai pris mes fonctions dans cette ville, j'ai été surprise par la politesse et par la gentillesse des gens. Ils aiment discuter et je suis plutôt du genre bavard aussi, alors cela
tombe bien ! Même dans les quartiers que l'on dit parfois difficile, les rapports sont cordiaux. Et lorsqu'il m'arrive de rappeler un usager à l'ordre parce qu'il ne composte pas son billet, cela
se passe toujours bien. Franchement, je n'ai jamais eu à me plaindre d'un quelconque comportement déplacé.
Propos recueillis par N.F.
L'année 2005 restera une étape charnière pour les Transports Urbains Laonnois.
Et tout a commencé le 1er janvier dernier avec un changement d'exploitant. En effet, depuis cette date, les Tul dépendent du groupe Transdev, une filiale de la Caisse des Dépôts qui emploie plus
de 21 000Êpersonnes et qui gère un milliard de voyageurs, 7 200Êbus et 710 rames de tramway.
Un changement de propriétaire qui s'est accompagné d'une réorganisation globale de l'entreprise et qui a notamment permis l'embauche de deux nouveaux chauffeurs. Aujourd'hui, l'effectif des Tul
se porte à 52 salariés.
Enfin, dans la foulée, un nouveau guide horaire a été réalisé, ainsi qu'une nouvelle billetterie et un nouveau logo.
Sophie Rousset est à la tête des transports urbains laonnois depuis janvier dernier