Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 10:47

                                           


Les voitures ont été reléguées au fond du garage. Pas un Poma ne circule à l'horizon. En revanche, du monde s'active sur les voies et dans les entrailles du mini-métro. L'heure est à « la grande inspection » qui a lieu tous les huit ans. En attendant les grands travaux programmés pour ces prochaines années.
 


Les voitures ont été reléguées au fond du garage. Pas un Poma ne circule à l'horizon. En revanche, du monde s'active sur les voies et dans les entrailles du mini-métro. L'heure est à « la grande inspection » qui a lieu tous les huit ans. En attendant les grands travaux programmés pour ces prochaines années.

 

Aux petits soins d'un trésor de mécanique
 


Que les choses soient claires, « si le Poma ne fonctionne pas actuellement, ce n'est pas parce qu'il est en panne, mais simplement qu'il est passé à la loupe pour s'assurer que tout fonctionne correctement » explique Sophie Rousset, directrice générale des Tul. Une opération de routine ? Pas vraiment. Tous les jours, des vérifications sont faites. Chaque année, une révision plus importante est entreprise. Et tous les huit ans, c'est « la grande inspection ».
« Cette visite nous est imposée par la réglementation des transports guidés qui exige un niveau de contrôle particulièrement élevé, continue la directrice. Ceci explique que nous fermions le Poma deux semaines cette année (du 24 juillet au 7 août) au lieu d'une habituellement ». Une interruption du service rendue obligatoire par le fonctionnement du mini-métro, un système automatique uniquement guidé par un câble et dont l'entretien nécessite l'arrêt complet de la machinerie. « Pas comme les bus que l'on peut mettre à l'atelier pendant que d'autres circulent ».
Prototype
A noter, durant les quinze jours d'arrêt, des navettes sont mises en place pour rejoindre la ville haute à raison d'une tous les quarts d'heure
Au cours de « la grande inspection », la deuxième depuis que le Poma existe à Laon, la plupart des pièces vont être examinées sous toutes les coutures, comme la motrice, qui entraîne tout le mécanisme et dont la poulie mesure plus de deux mètres de diamètre, la machinerie pesant au total entre cinq et six tonnes ; certains composants seront démontés, les voitures presque entièrement désossées. Concernant les voies, le travail prendra une semaine au cours de laquelle toutes les soudures seront contrôlées, les fixations vérifiées et changées si besoin.
La plupart des opérations sont effectuées par des agents des Tul, mais « on fait appel à des professionnels extérieurs pour certains contrôles ou lorsque la technique est particulière » poursuit Sophie Rousset.
Car c'est bien là tout le problème du Poma : c'est un exemplaire unique, un prototype de la société Pomagalski qui réalise surtout des remontées mécaniques pour les stations de sports d'hiver. Et qui dit prototype - qui plus est datant de 1989 - dit difficultés pour obtenir des pièces détachées. La directrice des Tul explique que « la plupart des pièces ne sont fabriquées que pour nous, ce qui implique un certain coût et des délais relativement importants ».
Les agents profitent de l'interruption annuelle du trafic pour faire des tâches annexes à l'inspection comme repeindre les cabines ou vérifier le système d'enregistrement à bord de chaque voiture.
Vidéosurveillance
En effet, une caméra est installée dans les cabines et enregistre en permanence ce qui s'y passe. « La cassette nous sert en cas de dégradation ou d'agression », raconte Annick Faucheux, agent au poste central de surveillance du Poma.
Des contrôles permanents, une inspection générale, un système de vidéosurveillance dans chaque Poma ou un exercice d'évacuation qui aura lieu en septembre, si avec cela, les usagers ont encore une quelconque appréhension à utiliser ce mini-métro unique au monde. à moins d'avoir le vertige ou le mal des transports.
L.L.

 

 

Au quotidien, Annick veille au grain
 


Chaque matin au poste central de surveillance du Poma, c'est le même rituel pour Annick Faucheux. A 5 h 45, cet agent des Transports urbains laonnois prend son poste.
Jusqu'à 6 heures, vérification de l'éclairage des voies et des stations. Puis, c'est au tour du système de freinage d'urgence d'être testé. Ces opérations terminées, place au « test câble ». « Tous les jours, nous procédons au contrôle magnétoscopique du câble. On le fait dérouler à une vitesse réduite, il passe par deux cylindres qui nous donnent une radiographie son état d'usure.
S'il y a une anomalie, un agent de maintenance va sur place et évalue s'il faut ou non faire une réparation » explique cette femme qui veille sur le Poma depuis son lancement, il y a 16 ans. A 6 h 25, un premier véhicule est mis sous tension, avec à son bord un agent chargé de la reconnaissance de la voie.
Il vérifie que rien n'encombre le passage ; l'opération prend une vingtaine de minutes. Il est quasiment l'heure de l'ouverture au public.
Polyvalence
Jusqu'à 9 heures, heure à laquelle l'affluence va diminuer, Annick aura l'œil rivé sur les onze écrans qui lui permettent d'avoir un contact permanent avec les voies et les stations. « Par exemple, lorsqu'un groupe de personnes âgées va monter, j'augmente le temps de stationnement en gare. Quand il y a beaucoup d'enfants, en général, c'est rapide car le Poma est une attraction pour eux ». Amusée, elle raconte volontiers quelques anecdotes sur les touristes qui, curieux, se penchent un peu trop sur la voie pour apercevoir le Poma arriver et déclenchent l'alarme de sécurité. Elle se rappelle également cet hiver, il y a une dizaine d'années : « Il y avait des congères partout, impossible d'aller en ville haute. sauf pour le Poma. On a eu une affluence de 4.500 personnes ce jour-là au lieu de 2.500 en moyenne ».
Lorsqu'elle ne veille pas sur le Poma du haut de sa tour, Annick accueille les voyageurs en gare, contrôle les billets ou fait le bilan comptable. « J'aime beaucoup la polyvalence de ce poste » confie-t-elle.
Vers 13 h 15, passage de consignes. La journée est terminée. Quand on lui demande si elle va prendre le Poma pour rentrer chez elle : « J'y travaille tous les jours, ça me suffit ».
Lucie Lefebvre

 

Le Poma en chiffres
 


Pour tracter le Poma, trois kilomètres de câble, dont la durée de vie varie entre trois et six ans.
Entre la ville basse et la ville haute, deux câbles : un premier entre les stations Gare et Vaux qui mesure environ un kilomètre et un second entre Vaux et Hôtel-de-Ville d'à peu près deux kilomètres, chaque câble formant une boucle.
La présence de ces deux entités explique que le voyageur ressente une légère secousse à hauteur de la station de Vaux : la voiture change tout simplement de câble.
La fréquentation est estimée à 2.500 voyageurs par jour, 1.300 durant l'été.
Le Poma, c'est quatre voitures, mais deux ou trois qui sont en service journellement sur une pente maximum de 13 %. Elles circulent à une vitesse de 35 kilomètres par heure et effectuent chacune 4.200 kilomètres par mois. Un Poma arrive en station toutes les deux minutes et demie et met trois minutes et demie pour effectuer le parcours. La capacité unitaire de chaque véhicule est de 33 passagers, la capacité horaire de 800. Chaque cabine pèse près de quatre tonnes et a une capacité de charge de l'ordre de 2,8 tonnes.
Le prix du ticket est d'un euro, celui de l'amende pour circulation sans titre de transport, 37,50 euros.
L.L.

Par Transports Urbains Laonnois - Publié dans : TRANSPORTS URBAINS LAONNOIS
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 10:46

                                                   


Laon Tags à la station Poma / Deux jeunes interpellés

 

Le jeu des tagueurs, c'est de trouver des supports toujours plus insolites ou inaccessibles.
C'est sans doute ce que se sont dit deux jeunes laonnois dans la soirée du dimanche 31 août, vers 22 heures. Ils ont ainsi entrepris d'escalader un muret au niveau de la station Poma du quartier de Vaux, de la ville préfecture. Le duo a été remarqué cependant et la police a été aussitôt alertée. Les fonctionnaires se sont rendus sur les lieux où ils ont interpellé les suspects, âgés de 16 ans, en train de taguer. Ils sont convoqués devant le juge pour enfants pour dégradations d'un bien d'utilité publique.
Y.L.B.


Du tramway au Poma
 
Le Poma a été installé sur les traces de son prédécesseur, le tramway à crémaillère, mis en service en juillet 1899 pour relier la gare à la place de l'Hôtel-de- Ville. La côte est rude et à l'époque, le temps de montée était de 9 minutes.
La ville avait déjà consenti d'importants efforts financiers pour l'établissement de cette ligne et notamment dans la construction des ouvrages d'art.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le manque de moyens de locomotion obligeait les militaires et les habitants à emprunter le tramway. Bondé, il roulait au ralenti. Les surcharges faisaient sauter le disjoncteur dans la montée et le tramway a souvent dû redescendre pour reprendre de l'élan.
Son exploitation a été suspendue en 1971 pour des raisons de sécurité bien qu'aucun accident ne se soit produit en 72 ans de service.
Dans les années 70, la municipalité s'intéresse à un nouveau projet, Poma 2000. La société grenobloise Pomagalski, spécialiste des remontées mécaniques, souhaite expérimenter un nouveau système. Les particularités du site de Laon l'intéressent.
Le projet est déclaré d'utilité publique en 81. Il sera réalisé grâce à une aide considérable de l'Etat qui va le financer à hauteur de 82 % en raison du caractère novateur et promotionnel de l'opération. La mise en service de Poma a eu lieu le 4 février 1989.
M.-C.L.

 mini-métro très visité
 
Huit cents personnes visitent Poma chaque année avec l'office de tourisme. Ce qui en fait le site industriel laonnois le plus attractif. Les visiteurs découvrent ainsi que Poma, ce n'est pas seulement trois cabines se croisant toute la journée sur une voie de 1, 5 kilomètre accusant une pente de 13 %.
Sous la station gare se trouvent deux niveaux où s'effectue la maintenance des cabines. Plusieurs fois dans l'année, les véhicules sont entièrement démontés. Parmi les pièces particulièrement observées, les mâchoires qui enserrent le câble de traction. Et qui permettent d'en changer à chaque passage par la station de Vaux.
En descendant encore, on peut accéder à la machinerie et aux locaux techniques, très impressionnants. Conscients de l'intérêt du public pour le mini-métro, les responsables des Tul ont réalisé un film qui retrace l'historique du Poma et permet de découvrir aussi le poste de commande et de sécurité qui se trouve au-dessus de la station Gare. Un local dans lequel deux équipes se relaient pour surveiller le dispositif automatisé.
Plus d'une heure de contrôles est nécessaire le matin avant l'ouverture au public à 7 heures. Il faut être certain que rien ne traîne sur les voies avant de mettre en route.
C'est de ce local aussi qu'il est possible de répondre aux usagers qui utilisent éventuellement les bornes d'appel. C'est de là encore que les stations sont surveillées grâce à onze caméras. Les passagers doivent aussi faire attention à leurs conversations car il est possible d'écouter ce qui se passe dans les véhicules et d'entrer en communication avec les passagers. De plus, un système infrarouge permet de contrôler que personne ne s'approche trop près des voies. Dans ce cas, une alarme se déclenche.

[size=16px]http://www.tul-laon.net/societe.php[a=http://www.tul-laon.net/societe.php][/size]


Du nouveau aux Tul pour la rentrée

Pour rejoindre la cité médiévale en empruntant les transports en commun, il n'y a guère d'autre moyen que le Poma. Partant de ce constat, la nouvelle équipe des Transports urbains laonnois (Tul) va mettre en place une nouvelle ligne de bus qui sera opérationnelle à partir du 29 août prochain : la ligne 5.
Elle reliera « Moulin Roux » au lycée Claudel, en passant par Champagne, Ile-de-France, Semilly et Foch.
« C'est en fait une connexion que nous établissons avec la partie ouest de la cité médiévale » se satisfait Sophie Rousset, directrice des Tul.
Une ligne qui facilitera aussi les déplacements des élèves des classes à horaires aménagées musique (Cham) du collège Le Nain. Ils pourront se rendre plus facilement au conservatoire de musique, desservi par l'arrêt Foch. Autre nouveauté de la rentrée, les lignes 3 et 4 n'en font plus qu'une, qui s'appellera tout simplement la ligne 3/4. Elle desservira une fois sur deux Semilly et Ardon. L'offre sera réduite puisqu'elle correspondra à celle d'été, les passages seront néanmoins réguliers.

[size=16px]Les bonnes adresses pour se loger à Laon  [/size]


Plusieurs organismes peuvent vous aider dans votre quête d'appartement. Parmi lesquels :
OPAC de l'Aisne et OPAC de Laon (OPAL) : 1, place Jacques de Troyes. Tél : 03.23.23.62.10.

Agence Champagne- Moulin Roux 10, bis rue Blaise-Pascal. Tél : 03.23.27.35.90.

Agence Ile-de-France 5, place des Maraîchers. Tél : 03.23.20.76.30.

Agence Montreuil 2, bis rue Nestor-Gréhant. Tél : 03.23.27.14.90.

La maison du CIL 3, bis Boulevard de Lyon. Tél : 03.23.27.75.75.

Logivam 52, avenue de Paris 02200 Soissons. Tél : 03.23.53.88.00.

SARNE 15, rue Houdon 02700 Quessy. Tél : 03.23.57.55.31.

Complexe social de la gare (pour les moins de 25 ans), à 300 mètres de la gare de Clacy, lieu-dit le Bois Charron. Tél : 03.23.23.06.81.

Association laonnoise pour le logement et le suivi social de personnes en grande difficulté 18, rue du 13 0ctobre 1918. Tél : 03.23.26.07.65.

Pension de famille (Mme Lambert) 15, rue de Signier. Tél : 03.23.20.27.95

Hôtel de la Paix (location au mois) 52, rue Saint-Jean. Tél : 03.23.79.06.34.

SCI Saint-Martin : Tél : 06.20.83.72.34.

Enfin, sachez qu'il existe 10 agences immobilières et 4 notaires exerçant dans la ville.

 


Certification : nouveau départ pour les transports urbains
Les transports urbains laonnois viennent de décrocher la certification « NF Services ». Un gage de qualité qui sanctionne plusieurs années d'efforts à mettre à l'actif des salariés de l'entreprise.
 

La directrice des TUL, Sophie Rousset rend hommage au travail réalisé par son responsable «qualité», Christian Tison.   

 
 


CELA pourrait signifier « Nouvelle Force », mais pour Sophie Rousset, la directrice générale des Transports Urbains Laonnois (Laon mobilité), cette norme « NF service » est avant tout le résultat de plusieurs mois, voire de plusieurs années d'efforts, grâce, notamment, à l'implication du responsable «qualité» de l'entreprise, Christian Tison.
Cela faisait plus de cinq ans que les TUL visaient cette certification, gage d'un travail bien fait.
« Contrairement aux normes ISO, dont on entend souvent parler et qui permettent de juger les méthodes de fabrication d'une unité de production, chez nous, ces deux lettres sanctionnent, entre autres, le comportement de nos services dans le domaine de l'accueil de la clientèle », précise la directrice.
En clair, la société part du principe que l'usager est roi et que tout doit être mis en œuvre pour lui donner satisfaction. Un pari au quotidien, qui nécessite organisation et motivation dans les rangs des salariés.
« Aujourd'hui, nous sommes donc titulaires de cette marque pour toutes nos lignes régulières mais aussi pour la navette automatique (POMA) », souligne encore Sophie Rousset. Et, selon elle, c'est à ce niveau que réside la grande satisfaction des TUL :
« Généralement, les sociétés comme la nôtre se « contentent » de faire certifier une ou deux lignes au maximum, alors que nous, nous avons fait le choix de soumettre l'ensemble de nos activités ».
Contrôles réguliers
A la question : qu'est-ce que ce sigle « NF » va changer concrètement dans le quotidien des Transports urbains laonnois, Sophie Rousset laisse entendre que cela se traduira, avant tout, par un cap à tenir dans le domaine de la qualité. Car, à l'instar des guides gastronomiques, les étoiles s'attribuent, mais elles peuvent aussi se reprendre.
« En tant que titulaires de cette marque, nous nous engageons donc auprès de nos clients et partenaires sur le confort, l'accueil, la disponibilité des équipements, l'information, la propreté, la ponctualité et la sécurité », précise-t-elle. Rien que ça.
Et pour vérifier que les TUL ne connaissent aucun fléchissement, la société AFNOR Certification, qui attribue ce « NF Services » tant convoité, pourra effectuer quelques visites impromptues afin de jouer les usagers perdus, tester la réactivité des agents et déceler la moindre anomalie.
« Jusqu'à maintenant, lorsque ces « clients mystères » interviennent dans nos bus ou auprès de nos services pour juger de leur professionnalisme, les résultats qui en ressortent sont positifs et encourageants », note Sophie Rousset.
Il n'y a donc aucune raison pour que les TUL perdent cette précieuse marque dans les mois à venir. Et ce, même si le challenge est encore appelé à se corser avec la mise en service, à la fin du mois, d'une cinquième ligne qui reliera le sud de la ville (quartiers Champagne, Moulin-Roux, île de France, Foch) à la cité médiévale. Ligne qui, la directrice en est persuadée, répondra aux attentes de nombreux usagers.

05/09/05

Les Tul en quelques chiffres
 
 
 


L'offre : les lignes de bus parcourent près de 600,000 km par an et 140,000 km pour le Poma. En période scolaire, la ligne 1 parcoure 450 km/jour ; la ligne 2 : 450 km/jour ; la ligne3/4 : 270 km/jour ; la ligne 5 : 480 km/jour ; la navette de la cité médiévale : 250 km/jour et le POMA : 470 km/jour.
Cette offre est complétée par plus de 200 km/jour réalisés sur les services dédiés aux scolaires.
La fréquentation : 1 500 000Êvoyages sont effectués chaque année sur le réseau des TUL, soit près de 800 000 déplacements. L'objectif du nouveau réseau, mis en place le 29 août, est d'augmenter de plusieurs points cette fréquentation.
Selon Sophie Rousset, « les effets de ces différents aménagements se feront sentir en fin d'année 2005, mais surtout en 2006. En effet, il faut un an pour qu'une nouvelle ligne trouve sa clientèle. ».
Les recettes : les recettes s'élèvent, pour une année civile, à un peu plus de 800 000Êeuros, dont 75 % résultent de la billetterie et 25 % d'opérations spéciales (transports ponctuels de scolaires, etc.).
Les tarifs : Cette année encore, aucune augmentation de tarif ne s'appliquera. Il en coûtera toujours un euro par trajet.
Le parc : pour exploiter le réseau TUL, le SITUL met à la disposition de l'entreprise quatre voitures POMA et dix-sept bus. Un nouveau bus vient d'ailleurs d'être livré et il remplacera prochainement celui qui effectue la navette de la Cité Médiévale.
N.F.

 

Transports urbains : la nouvelle ligne reçue  5 sur 5 
La nouvelle ligne 5 des Transports urbains laonnois sera inaugurée aujourd'hui. Les usagers pourront la découvrir gratuitement jusqu'à ce soir. Depuis sa mise en service, la semaine dernière, la satisfaction est perceptible.
 
 
 

Depuis sa mise en service, la semaine dernière, la ligne 5 a déjà séduit les usagers.   

 
  C'EST la loi des chiffres. La cinquième ligne des transports urbains Laonnois sera inaugurée ce lundi 5 septembre 2005.


 Un petit événement dans la vie locale, mais une véritable révolution dans l'organisation des Tul. DÔun coup d'un seul, les habitants de la Montagne couronnée auront la possibilité de rallier les quartiers sud de la ville (Champagne et Moulin-Roux) à la cité médiévale sans avoir à multiplier les correspondances.
Pour se rendre compte du bien-fondé de ce nouveau tracé, les usagers pourront l'utiliser gratuitement, ce lundi, en présentant le coupon qu'ils ont dû trouver dans leur boîte aux lettres récemment.
« Une opération de mailing a en effet été menée et nous avons essayé de toucher le maximum de personnes susceptibles d'être intéressées par cette ligne. Mais quoi qu'il en soit, les chauffeurs auront pour consigne d'accepter le maximum de monde. D'ailleurs, nos premiers clients seront reçus avec un croissant et le journal l'union (de même qu'un café pour les utilisateurs du Poma). », indiquait Sophie Rousset, la directrice générale de la société, ce vendredi, lors d'une conférence de presse.
Poma
Ladite ligne 5 complètera donc le réseau actuel. Elle desservira les quartiers Moulin-Roux et Champagne, la Zac île de France, la zone commerciale de Romanette, le quartier Foch et son conservatoire, le centre hospitalier puis le lycée Paul-Claudel.
Dans la foulée, les lignes 3 et 4, qui avaient l'essentiel de leur parcours en commun (ce qui n'était pas toujours compréhensible.) ont également été réaménagées.
« La fréquence a été revue à la baisse, mais les passages demeurent réguliers », note Sophie Rousset.
Des initiatives qui ne remettront pas en cause la légitimité du Poma puisque cette navette automatique restera le moyen le plus simple de relier le bas de la ville au plateau.
Une navette qui, rappelons-le, a fait l'objet d'une inspection minutieuse cet été afin d'en garantir la sécurité.
Certification
C'est donc une rentrée sur les chapeaux de roues pour les Tul, sachant que, récemment, l'entreprise s'est vu décerner la certification « NF-services transports urbains » pour l'ensemble de ses lignes régulières.
« Cette marque de qualité nous a été délivrée par un organisme indépendant (Afnor certification) après une enquête rigoureuse auprès de nos services », précise Sophie Rousset. « Evidemment, cette marque constitue un engagement dans la durée et tous nos collaborateurs devront se mobiliser afin de maintenir les engagements de performance ».

Nadine, chauffeur : « On en est à la phase découverte. »
 
 
 Pour Nadine Immery;: « Les usagers ont déjà adopté cette nouvelle ligne.;».   

 
 Pas question de déranger Nadine Immery lorsqu'elle conduit, c'est la règle. Mais, entre deux rotations, c'est avec un plaisir évident qu'elle nous parle de son métier et de la toute nouvelle ligne 5.
l'union : Comment réagissent les usagers depuis la mise en service de cette nouvelle ligne ?
Nadine Immery : C'est la satisfaction qui domine. Certains la prennent par curiosité ou pour s'informer sur les horaires ainsi que sur les lieux d'arrêts. Une chose est sûre : les réactions sont très positives.
l'union : A combien évaluez-vous le gain de temps pour les personnes désirant se rendre du quartier Champagne à Moulin-Roux ?
N.I. : Ce n'est pas vraiment quantifiable puisqu'auparavant, elles devaient effectuer plusieurs changements. Le parcours se faisait en bus, mais aussi à l'aide du Poma et de la navette. Aujourd'hui, le trait d'union entre la ville basse et le plateau se fait en une vingtaine de minutes.
l'u : Que pensez-vous de la clientèle laonnoise ?
N.I. : Dès que j'ai pris mes fonctions dans cette ville, j'ai été surprise par la politesse et par la gentillesse des gens. Ils aiment discuter et je suis plutôt du genre bavard aussi, alors cela tombe bien ! Même dans les quartiers que l'on dit parfois difficile, les rapports sont cordiaux. Et lorsqu'il m'arrive de rappeler un usager à l'ordre parce qu'il ne composte pas son billet, cela se passe toujours bien. Franchement, je n'ai jamais eu à me plaindre d'un quelconque comportement déplacé.
Propos recueillis par N.F.


L'année 2005 restera une étape charnière pour les Transports Urbains Laonnois.


Et tout a commencé le 1er janvier dernier avec un changement d'exploitant. En effet, depuis cette date, les Tul dépendent du groupe Transdev, une filiale de la Caisse des Dépôts qui emploie plus de 21 000Êpersonnes et qui gère un milliard de voyageurs, 7 200Êbus et 710 rames de tramway.
Un changement de propriétaire qui s'est accompagné d'une réorganisation globale de l'entreprise et qui a notamment permis l'embauche de deux nouveaux chauffeurs. Aujourd'hui, l'effectif des Tul se porte à 52 salariés.
Enfin, dans la foulée, un nouveau guide horaire a été réalisé, ainsi qu'une nouvelle billetterie et un nouveau logo.


Sophie Rousset est à la tête des transports urbains laonnois depuis janvier dernier

Par Transports Urbains Laonnois - Publié dans : TRANSPORTS URBAINS LAONNOIS
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 10:41


Pas de cabines fermées, même dans les nouveaux bus. « Nos chauffeurs y sont opposés », indique Thierry Dubost, « pour des questions de sécurité ».

Objectivement, rien ne permettrait d'affirmer que l'insécurité règne dans les transports urbains. Et s'il y a agressions, elles sont verbales.

 De quoi se plaint-on ?

DEUX claques et des menaces. Ce 5 mai sur la ligne 10, ce n'est pas le jour de Sabine (*), conductrice de bus au Transports urbains laonnois.

Un mineur a fait le caïd devant une poignée de copines qu'il a invitées à monter par l'arrière, sans payer.

C'est entre Moulin Roux et la gare que cela s'est passé, à 19 heures.

 C'est au tribunal, le mois prochain que cela se réglera.

 L'insécurité dans les transports en commun, franchement, il n'y a pas de quoi en noircir une page.

« De mémoire d'employé ici, cette agression était la première depuis des années » certifie Thierry Dubost, le patron des Transports urbains laonnois.
Violence verbale plus que physique
Il dirige l'entreprise depuis trois ans mais concède pourtant une évolution.


« Nous avons moins affaire avec de la violence physique que de la violence verbale » indique ce dirigeant. « Sur ce dernier point, il y a augmentation du nombre de faits constatés ».
Sabine s'est retrouvée en arrêt de travail deux jours, puis deux autres. Elle a repris sa place au volant de l'un des quinze bus qui sillonnent la ville chaque jour.
Et ça va.
Partie civile ou dépôt de plainte
Que cela concerne le personnel affecté aux bus ou celui qui gravite autour du Poma, à chaque fois qu'il y a agression, c'est en réaction à un contrôle.
« Par exemple un chauffeur qui demande à un usager de payer son trajet » note Thierry Dubost
« La règle chez nous, c'est d'accompagner le personnel.

 
s'il dépose plainte, les TUL se constituent systématiquement partie civile.


S'il y a menace en revanche, la plainte est automatique ».


Les altercations qui dégénèrent sont rarissimes.

 

Et les actes de délinquance violents ne sont pas suffisamment significatifs pour générer une adaptation des TUL à un phénomène plus spécifique aux grandes villes (quoique Soissons en 2005 avait connu quelques incendies spectaculaires de bus. NDLR.).
Pas de vidéo mais un contact permanent
« Nos chauffeurs ont été consultés. Ils sont opposés aux cabines fermées qui les coupent de l'usager et semblent dangereuses en cas d'agressions à la bombe lacrymogène » indique Thierry Dubost.
Les bus ne sont pas équipés de système de surveillance vidéo -contrairement au Poma- mais à tout moment, le cœur du réseau peut avoir connaissance de ce qui se déroule à l'intérieur de l'un de ses véhicules.
Si la sécurité demeure aujourd'hui dans les bus et le Poma, le vandalisme en revanche pose toujours problème.

Moins sur les véhicules d'ailleurs que sur le mobilier des TUL, les poteaux indicateurs et les abris de bus.

Ainsi en juin, soixante-dix nouvelles potences ont été installées en ville.
Dans les quinze jours qui ont suivi, dix des plaques de verre qui protègent les affichettes horaires ont été brisées.
A 90 euros l'unité, c'est un peu plus que contrariant.
Y.K.
(* ) Prénom d'emprunt.

Article paru le : 27 septembre 2008




 http://clcvlaonnois.canalblog.com



  http://pagesperso-orange.fr/passionbustram/page62.html

 

Par Transports Urbains Laonnois - Publié dans : TRANSPORTS URBAINS LAONNOIS
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