ENTRE 15 et 30 secondes. Bien sûr, si vous vous retrouvez derrière un bus qui se trouve à un arrêt proche d'un établissement scolaire à l'heure de la rentrée des classes (à la sortie cela va plus
vite), le temps d'attente derrière un bus de la TUL ou des RTA, risque de mettre à mal cette moyenne.
Cette attente, conjuguée à la nouvelle tendance — cela va être une obligation législative — de proposer des arrêts de bus en « ligne » (c'est-à-dire sur la voie de circulation) et non plus en
bateau, provoque quelques grognes chez les automobilistes empruntant des rues laonnoises. « C'est vrai qu'il y a des moments où l'on se retrouve derrière un bus à patienter plusieurs minutes. Et
c'est vrai aussi qu'il y a des arrêts qui me semblent plutôt mal placés », glisse cette habitante de la ZAC Ile de France.
« Même s'il y a de l'espace, ils sont plutôt proches d'une intersection et il faut donc prendre des risques pour les doubler. Même les derniers arrêts réalisés sont systématiquement sur la route
! »
Des propos que l'on peut facilement vérifié, notamment au niveau du nouvel arrêt situé devant l'Opal, quartier Montreuil. Selon le directeur des TUL, Thierry Dubost, «cela est la tendance de la
législation actuelle».
Piétons favorisés
« Pour permettre aux personnes à mobilité réduite, le niveau du trottoir doit être le plus près possible de celui de la porte du bus », ajoute M. Dubost. « La tendance est donc de s'arrêter en « ligne », c'est-à-dire sur la voie de circulation, le plus
près du trottoir. Qui présente normalement, une hauteur qui se rapproche le plus de l'entrée du bus. » Bien loin des emplacements en « bateau », en plan incliné.
Quant à la localisation des arrêts, elle n'est pas le fruit du hasard. « En premier, nous nous efforçons de ne pas en mettre trop rapproché, ni trop éloigné les uns des autres. Il y a les
établissements scolaires qui nous imposent une certaine proximité. Tout comme les autres moyens de locomotions à l'instar du Poma ou de la gare. Ensuite, il serait illogique de les placer trop
loin des écoles, collèges et autres lycées de la ville. » Les recommandations sur l'ergonomie des arrêts de bus impliquent aussi que le passage des piétons ne doit pas être entravé. D'où la fin
programmée des arrêts qui venaient mordre ou carrément prendre une partie du trottoir.
« Les recommandations impliquent que le mobilier urbain ne doit pas réduire la largeur des cheminements », annonce le comité de liaison pour l'accessibilité des transports, du cadre bâti et du
tourisme.
Bref, les mesures sont plutôt en faveur des piétons et non des automobilistes. Vu le prix de l'essence, c'est peut-être une incitation de plus à prendre les transports en commun.
Des arrêts de bus qui vont toutefois subir une modification importante. Après les abris de bus totalement rénovés, ce sont les poteaux indicateurs de ligne qui vont être totalement changés.
Stéphane Massé
qui se reproduit aux périodes les plus délicates de la journée.
Jean-Marie CHAMPAGNE
Une petite file d'attente derrière un bus est un événement...
Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie
« Pour permettre aux personnes à mobilité réduite,
Laon Arrêts de bus : la patience devient obligatoire
ENTRE 15 et 30 secondes. Bien sûr, si vous vous retrouvez derrière un bus qui se trouve à un arrêt proche d'un établissement scolaire à l'heure de la rentrée des classes (à la sortie cela va plus
vite), le temps d'attente derrière un bus de la TUL ou des RTA, risque de mettre à mal cette moyenne.
Cette attente, conjuguée à la nouvelle tendance — cela va être une obligation législative — de proposer des arrêts de bus en « ligne » (c'est-à-dire sur la voie de circulation) et non plus en
bateau, provoque quelques grognes chez les automobilistes empruntant des rues laonnoises. « C'est vrai qu'il y a des moments où l'on se retrouve derrière un bus à patienter plusieurs minutes. Et
c'est vrai aussi qu'il y a des arrêts qui me semblent plutôt mal placés », glisse cette habitante de la ZAC Ile de France.
« Même s'il y a de l'espace, ils sont plutôt proches d'une intersection et il faut donc prendre des risques pour les doubler. Même les derniers arrêts réalisés sont systématiquement sur la route
! »
Des propos que l'on peut facilement vérifié, notamment au niveau du nouvel arrêt situé devant l'Opal, quartier Montreuil. Selon le directeur des TUL, Thierry Dubost, «cela est la tendance de la
législation actuelle».
Piétons favorisés
« Pour permettre aux personnes à mobilité réduite, le niveau du trottoir doit être le plus près possible de celui de la porte du bus », ajoute M. Dubost. « La tendance est donc de s'arrêter en « ligne », c'est-à-dire sur la voie de circulation, le plus
près du trottoir. Qui présente normalement, une hauteur qui se rapproche le plus de l'entrée du bus. » Bien loin des emplacements en « bateau », en plan incliné.
Quant à la localisation des arrêts, elle n'est pas le fruit du hasard. « En premier, nous nous efforçons de ne pas en mettre trop rapproché, ni trop éloigné les uns des autres. Il y a les
établissements scolaires qui nous imposent une certaine proximité. Tout comme les autres moyens de locomotions à l'instar du Poma ou de la gare. Ensuite, il serait illogique de les placer trop
loin des écoles, collèges et autres lycées de la ville. » Les recommandations sur l'ergonomie des arrêts de bus impliquent aussi que le passage des piétons ne doit pas être entravé. D'où la fin
programmée des arrêts qui venaient mordre ou carrément prendre une partie du trottoir.
« Les recommandations impliquent que le mobilier urbain ne doit pas réduire la largeur des cheminements », annonce le comité de liaison pour l'accessibilité des transports, du cadre bâti et du
tourisme.
Bref, les mesures sont plutôt en faveur des piétons et non des automobilistes. Vu le prix de l'essence, c'est peut-être une incitation de plus à prendre les transports en commun.
Des arrêts de bus qui vont toutefois subir une modification importante. Après les abris de bus totalement rénovés, ce sont les poteaux indicateurs de ligne qui vont être totalement changés.
Stéphane Massé
qui se reproduit aux périodes les plus délicates de la journée.
Jean-Marie CHAMPAGNE
Une petite file d'attente derrière un bus est un événement...
Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie
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