
le Poma est accessibles aux personnes à mobilité
réduite

Laon Le Poma naissait un 4 février 1989
Le Poma parcourt 1.480 m à chaque voyage, 6 jours sur 7, de 7 heures à 20 heures.
Il y a 20 ans jour pour jour, le Poma ralliait pour la première fois la ville basse à la cité médiévale.
Depuis cette mise en service, 12 millions de voyageurs l'ont emprunté.
C'était le 4 février 1989, à 9 heures. Pour la première fois, le Poma reliait la ville basse à la cité médiévale en quelques minutes et dans un confort jamais égalé jusque-là. Une page de
l'histoire de Laon était en train de se tourner et, vingt ans plus tard, l'outil est toujours là, bien présent dans le quotidien des Laonnois.
« Pourtant, comme tous les grands chantiers, celui-là aura fait couler beaucoup d'encre et s'opposer nombre de personnes, y compris sur le plan politique », admet Thierry Dubost, le directeur des
Transports urbains laonnois (Tul). Certes, le patron du Poma n'était pas sur le secteur à l'époque, mais cet anniversaire (qui sera fêté comme il se doit ce mercredi) lui a donné envie de
feuilleter les archives de l'époque.
« Il y a ceux qui faisaient campagne pour et ceux qui étaient totalement contre. Des autocollants avaient même fleuri sur le thème : le Poma, moi j'y crois. C'était devenu un vrai sujet de
société... », s'amuse-t-il.
Il se murmure même que cet aménagement aurait coûté son fauteuil de maire à René Dosière...
160.000 km/an
Mais tout cela, c'est du passé. Aujourd'hui, ce métro aérien, comme le nomment les habitants, parcourt 1.480 m à chaque voyage. Il est opérationnel 6 jours sur 7, de 7 heures du matin à 20 heures
le soir. Depuis peu, il est même fonctionnel certains dimanches et jours fériés. Enfin, douze personnes travaillent à temps plein sur son fonctionnement, tant dans le domaine de la maintenance
que dans celui de la surveillance ou de la vente des titres.
« En deux décennies, nous avons tout de même transporté 12,5 millions de voyageurs et nous pensons atteindre les 16 millions en 2019 », note encore le directeur des Tul.
Une réussite donc que ce Poma, même si quelques éléments viennent ternir le tableau. Le premier, imparable, repose sur le coût d'exploitation d'une telle machinerie : « En moyenne, Poma nous
coûte 6 euros du kilomètre parcouru et sachant que l'on effectue 160.000 km/an, la facture annuelle s'élève à environ 800.000 euros. A nous de tout faire pour équilibrer les comptes et il faut
admettre que sans notre activité « bus » nous aurions beaucoup de mal à y parvenir. La seule solution serait d'augmenter le prix du billet de manière substantielle mais cela n'est même pas
imaginable ».
Autre difficulté, et non des moindres : l'originalité de ce moyen de locomotion débouche sur un coût de maintenance particulièrement onéreux. « En ce qui concerne les pièces détachées, nous
sommes sur du « sur-mesure ». Les coûts de fabrication sont forcément élevés, analyse encore Thierry Dubost. Pour nous en sortir, nous avons été obligés de financer un stock de pièces pour une
période d'au moins dix ans ».
Si la ville de Laon avait été choisie à l'époque par la société Pomagalski, c'est en raison de sa spécificité. Le tracé, qui reprenait une partie de celui qu'empruntait l'ancien tramway, était en
effet ponctué d'obstacles divers tels qu'un tunnel et un viaduc et il nécessitait à la fois des voies simples et doubles. A total, l'ouvrage s'étalait sur environ 110 mètres de dénivelé. Il
s'agissait donc d'une véritable prouesse technique ».
Prouesse qui aurait dû servir de vitrine pour l'entreprise mais, finalement, l'initiative laonnoise n'a jamais été réitérée ailleurs. Du moins pas en France.
Rappelons que la construction du Poma avait tout de même coûté 25 millions d'euros, soit 165 millions de francs à l'époque.



Pour compléter l'aménagement des arrêts de bus, des modifications ont été réalisées dans chaque station du Poma et dans certains bus de la flotte des TUL : les valideurs de titres ont été
abaissés pour faciliter le compostage des tickets par les personnes en fauteuil roulant.
De plus, 8 bus sont équipés depuis la rentrée de septembre 2009 d'un système d'informations voyageurs. Cet équipement permet la diffusion de messages visuels et sonores annonçant la ligne,
l'arrêt desservi et le prochain arrêt dans le bus mais aussi sonores à l'extérieur du véhicule annonçant aux personnes en attente aux arrêts la destination.
Ces écrans installés dans les bus diffusent des messages informatifs sur l'actualité des transports (ouvertures exceptionnelles du Poma, déviation de ligne...) ou de la Ville de Laon.

Attention, les fauteuils roulants sont en nombre limité. ici une place .
Les véhicules accessibles sont identifiables par un autocollant posé sur la carrosserie avant du bus.
Durant votre voyage :
Vous accédez au bus par la porte arrière, vous installez votre fauteuil adossé à l'emplacement réservé, freins bloqués.
La réglementation nous permet d'accepter à bord du bus un seul fauteuil roulant. Pour des raisons de sécurité, le conducteur ou la conductrice ne peut quitter son poste de conduite. Cette
réglementation vise à sécuriser le transport de l'ensemble des clients en fauteuil roulant ou autre.
A la fin de votre voyage :
Vous appuyez sur le bouton de demande d'arrêt situé à votre droite sur la paroi du bus. Vous descendez par les portes arrière.

des travaux de voirie programmés par la mairie, d'autres arrêts seront aménagés sur l'ensemble des lignes.
2009 Le premier quai aménagé est pourtant l'arrêt « Gallet » sur la ligne 2.
Il a profité des travaux effectués sur la fin de l'avenue Pierre-Mendes-France.
Parmi l'ensemble des lignes de bus laonnoises, la ligne 5 est la première à voir près de la moitié de ses quais aménagés afin de les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite. « C'est
celle qui touche le plus de quartiers. Elle part de Moulin-Roux, passe par Champagne, la Zac Île-de-France, Carrefour, l'hôpital, pour terminer au lycée Paul-Claudel », indique Gaëdic
Blanchard-Douchain, maire adjointe chargée des solidarités.
Au total, l'aménagement des 21 quais de bus parmi les 43 existants coûtera la somme de 210 000 euros. De plus, 30 000 euros ont été dégagés pour mettre en place des bandes podotactiles sur les
passages pour piéton. Les quais les plus utilisés ont été modifiés. Certains pourraient se demander pourquoi celui de l'hôpital n'a pas encore été fait. Thierry Boutilly, responsable du service
infrastructures et réseaux, explique : « Nous préférons attendre que les travaux de l'hôpital soient terminés. »
Parallèlement aux investissements de la ville, les transports urbains laonnois (TUL) ont acquis trois nouveaux bus, adaptés aux personnes à mobilité réduite. Cinq autres devraient être aménagés
et équipés d'une plateforme d'ici fin 2010. Ensuite, jusqu'à 2015, c'est toute la flotte, comprenant 17 bus, qui sera modernisée, à raison d'un à deux bus par an.
« Notre priorité est de mettre ces bus sur la ligne 5 puisque les quais sont adaptés », insiste Thierry Dubost mais le directeur des TUL précise qu'ils ne seront toutefois pas systématiquement
sur la ligne 5, « car on essaie aussi d'en mettre sur la ligne 2 ». Pour s'assurer que, sur un arrêt précis, ce type de véhicule est prévu, l'usager peut appeler le service exploitation au
03.23.23.52.01. « Ce n'est pas la solution idéale mais tout est fait pour améliorer cela », assure Thierry Dubost.
A.M.
Cette excellente nouvelle est un événement majeur dans l'histoire de LAON
l'accessibilité pour tous est sur la bonne voie...
Ensuite, jusqu'à 2015, c'est toute la flotte, comprenant 17 bus, qui sera modernisée,
à raison d'un à deux bus par an.
Attention, les fauteuils roulants sont en nombre
limité. ici une place .
Laon Arrêts de bus : la patience devient obligatoire
Pour permettre aux personnes à mobilité réduite,qui permet d'emprunter les BUS comme tout le monde.
ENTRE 15 et 30 secondes. Bien sûr, si vous vous retrouvez derrière un bus qui se trouve à un arrêt proche d'un établissement scolaire à l'heure de la rentrée des classes (à la sortie cela va plus
vite), le temps d'attente derrière un bus de la TUL ou des RTA, risque de mettre à mal cette moyenne.
Cette attente, conjuguée à la nouvelle tendance — cela va être une obligation législative — de proposer des arrêts de bus en « ligne » (c'est-à-dire sur la voie de circulation) et non plus en
bateau, provoque quelques grognes chez les automobilistes empruntant des rues laonnoises. « C'est vrai qu'il y a des moments où l'on se retrouve derrière un bus à patienter plusieurs minutes. Et
c'est vrai aussi qu'il y a des arrêts qui me semblent plutôt mal placés », glisse cette habitante de la ZAC Ile de France.
« Même s'il y a de l'espace, ils sont plutôt proches d'une intersection et il faut donc prendre des risques pour les doubler. Même les derniers arrêts réalisés sont systématiquement sur la route
! »
Des propos que l'on peut facilement vérifié, notamment au niveau du nouvel arrêt situé devant l'Opal, quartier Montreuil. Selon le directeur des TUL, Thierry Dubost, «cela est la tendance de la
législation actuelle».
Piétons favorisés
« Pour permettre aux personnes à mobilité réduite, le niveau du trottoir doit être le plus près possible de celui de la porte du bus », ajoute M. Dubost. « La tendance est donc de s'arrêter en «
ligne », c'est-à-dire sur la voie de circulation, le plus
près du trottoir.
Qui présente normalement, une hauteur qui se rapproche le plus de l'entrée du bus. » Bien loin des emplacements en « bateau », en plan incliné.
Quant à la localisation des arrêts, elle n'est pas le fruit du hasard. « En premier, nous nous efforçons de ne pas en mettre trop rapproché, ni trop éloigné les uns des autres. Il y a les
établissements scolaires qui nous imposent une certaine proximité. Tout comme les autres moyens de locomotions à l'instar du Poma ou de la gare. Ensuite, il serait illogique de les placer trop
loin des écoles, collèges et autres lycées de la ville. » Les recommandations sur l'ergonomie des arrêts de bus impliquent aussi que le passage des piétons ne doit pas être entravé. D'où la fin
programmée des arrêts qui venaient mordre ou carrément prendre une partie du trottoir.
« Les recommandations impliquent que le mobilier urbain ne doit pas réduire la largeur des cheminements », annonce le comité de liaison pour l'accessibilité des transports, du cadre bâti et du
tourisme.
Bref, les mesures sont plutôt en faveur des piétons et non des automobilistes. Vu le prix de l'essence, c'est peut-être une incitation de plus à prendre les transports en commun.
Des arrêts de bus qui vont toutefois subir une modification importante.
Après les abris de bus totalement rénovés, ce sont les poteaux indicateurs de ligne qui vont être totalement changés.
Stéphane Massé
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